« La France doit produire plus pour manger mieux », a affirmé dimanche la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, livrant sa vision de la souveraineté alimentaire, conçue comme un « réarmement » dans un monde secoué de conflits (article initialement publié à 13h15, mis à jour à 18h50).
La notion de « souveraineté alimentaire », mise en avant face aux crises du monde agricole, s'est éloignée de son sens initial pour incarner une vision « néoproductiviste », relève Olivier de Schutter, le rapporteur spécial de l'ONU sur l'extrême pauvreté et les droits de l'Homme.
Des pâtes principalement venues d'Italie, des poulets du Brésil ou d'Ukraine, une production en beurre insuffisante pour l'énorme demande et des pommes exportées outre-Manche... Zoom sur la souveraineté alimentaire de la France en quelques produits emblématiques.
Longtemps premier acheteur du blé français, l'Algérie boude désormais les chargements de la céréale du pain exportée par l'ancienne puissance coloniale : un désamour antérieur à la récente crise diplomatique entre Paris et Alger, expliquent des acteurs du marché.
De la tomme des Pyrénées au rhum des Antilles, l'appétit est là. Une foule dense se presse samedi au Salon de l'agriculture, où la tension de l'an dernier s'est évaporée dans des effluves de bière et de truffade.
Le vice-président du Rassemblement national, Louis Aliot, a qualifié samedi de « catastrophique » le traité UE-Mercosur, alors que le RN lance une campagne nationale contre cet accord de libre-échange qui doit encore être ratifié par les pays européens.
« Entre alliés, on ne peut pas faire souffrir l'autre avec des tarifs » douaniers, a déclaré Emmanuel Macron samedi au premier jour de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris alors que Donald Trump menace d'imposer des droits de douane sur de multiples produits européens.
Après une inauguration très perturbée en 2024, le président de la République a inauguré le 61ème salon international de l’agriculture dans un climat plus apaisé, mais également plus sécurisé. Du côté du public comme du côté agricole, Emmanuel Macron n’a pas rencontré d’hostilité particulière dans les premières heures de sa visite, même si les représentants syndicaux attendent encore, après l’adoption de la loi d’orientation, des réponses plus concrètes sur le revenu ou les accords de libre-échange.
Emmanuel Macron a appelé samedi « tout le monde à être respectueux avec les agents » de l'Office français de la biodiversité (OFB), cible d'attaques récentes du monde agricole et politique, ajoutant vouloir « regarder en apaisant les choses » les sujets liés au port d'arme par cette police de l'environnement.
Les prix du maïs et du soja ont perdu du terrain, tandis que le blé a retrouvé un peu de hauteur à Chicago.
Visites politiques encadrées et les vaches seront bien gardées ? Le 61e Salon de l'agriculture est inauguré samedi à Paris par Emmanuel Macron, attendu au tournant par des agriculteurs toujours remontés et par des organisateurs aux aguets après sa visite chaotique de l'an dernier.
Dans de nombreux secteurs, les céréales d’hiver souffrent de l’excès d’eau, malgré le stade « tallage » réputé pour être tolérant. Quelques conseils pour décider de la marche à suivre, entre retournement de la culture ou ajustement de l’itinéraire technique.
C’est le thème qui a réuni producteurs, organismes stockeurs (OS) et semenciers lors d’une table ronde organisée début février aux rencontres de la filière semences à Paris. L’occasion de mettre en avant « une filière protéagineuse sinistrée mais pleine d’atouts ».
Pour le Sia 2025, la Banque Populaire lance à son tour un prêt « Nouvel installé en agriculture », au taux préférentiel de 1,90 %. Il s'ajoute à l'offre de prêts soutenus par l'Etat à hauteur de100 millions d'euros en faveur des jeunes agriculteurs.
Les cours du colza montent à nouveau, tirés par le canola canadien et l’huile de palme.
Les prix du blé repartent timidement à la hausse face à des conditions de cultures encore dégradées en France.
À la veille de l'ouverture du 61e Salon international de l'agriculture, son président Jérôme Despey défend sa décision d'encadrer mieux les visites politiques pour faciliter le dialogue avec des agriculteurs qui attendent des réponses face aux crises multiples.
« L'agribashing », ce terme qui désigne les critiques perçues comme injustes de certaines pratiques agricoles, s'efface peu à peu du débat public. Pour convaincre le public et les politiques, agriculteurs et autres professionnels du monde agricole ont privilégié « la communication positive », même si c'est « la colère » qui a dominé 2024.
« France, veux-tu encore de tes paysans ? » : depuis plus d'un an, la question résonne d'Occitanie aux Ardennes. Une colère profonde est montée des campagnes pour réclamer un « revenu décent » et « un peu de considération » dans un monde agricole chahuté par le changement climatique.
À la veille d'un salon de l'agriculture parfois plus attendu par les politiques que par les agriculteurs eux-mêmes, récit de plus d'un an de colère agricole.
Les prix du blé ont poursuivi leur rapide mouvement de contraction après les précipitations neigeuses constatées aux États-Unis.
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